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Printemps des sciences 2017 - Tous connectés

Cette année encore les étudiants de BLOC1 de biologie médicale ont participé au Printemps des Sciences du 20 au 26 mars dont le thème en 2017 était "Tous connectés". 

 

Depuis le mois d'octobre 2016, encadrés par les enseignants de l’équipe « Printemps des sciences », ils ont développé, dans le cadre d'un Apprentissage Par Projet transdisciplinaire, une brochure, divers posters et démonstrations sur le sujet «Phéromones, un langage de connexion » en vue de les présenter lors de l'exposition des Sciences et d’aider le public à décoder ces informations, de l’émission des phéromones à leur réception chez diverses espèces.

À l’occasion de cette exposition, l’équipe « Printemps des sciences » a interviewé Oliver Lejeune, professeur de mathématique au sein de notre Haute Ecole qui assurait pour la première fois l’accompagnement d’un groupe d’étudiants au cours de l’exposition.

Connaissais-tu le Printemps des Sciences ?

Oui, j’ai étudié les sciences à l’ULB et il y avait chaque année une Exposition des Sciences.

Y avais-tu déjà participé auparavant ?

Oui, trois fois. Une année, nous avons transformé une imprimante de tickets de caisse en scanner grâce à une fibre optique, un composant opto-éléctronique et un ordinateur. Bon, il fallait une heure pour scanner un timbre poste, mais l’image sur l’écran était fidèle.
Une autre année, nous avons réfracté un rayon laser dans un gradient d’eau sucrée. En plaçant un miroir dans le fond de l’aquarium, nous obtenions une trajectoire « rebondissante ». C’était une illustration du principe de la fibre optique.
La dernière fois, nous avons présenté la brousse tigrée et tachetée, un phénomène d’auto-organisation spatiale de la végétation en milieu aride lié au processus de désertification et observé en Amérique, en Afrique et en Australie.

Que penses-tu du concept général de vulgarisation des sciences, en particulier lors de telles activités ?

La science et la technique sont omniprésentes dans le fonctionnement de la société mais leur place dans la culture est assez marginale. Le Printemps des Sciences représente l’idéal de la science pour tous et par tous.
En cette période plutôt réactionnaire, qui voit la résurgence des croyances, des superstitions, la vulgarisation de la démarche scientifique est un enjeu important.

Comment as-tu préparé ta présence sur le stand ?

Essentiellement, j’ai lu la brochure « Phéromones, un langage de connexion » et j’ai visité le stand avant de le tenir avec les étudiants.

Comment les étudiants BM ont-ils géré le stand ?

Ils se sont partagés les tâches. Un étudiant expliquait un poster et le matériel pratique associé avant de donner la parole au suivant. Chaque étudiant s’était spécialisé dans un poster, mais chacun pouvait expliquer tout le stand.

Penses-tu que le sujet a été suffisamment vulgarisé par rapport au public présent ?

Oui, la production de phéromones, leurs modes de transmission et leurs effets après réception ont été expliqués et illustrés de manière simple et convaincante. Je pense que les visiteurs sont repartis avec des idées claires sur le rôle des phéromones dans la communication entre les êtres vivants et la différence entre phéromones et odeurs.

Tu as suivi l’activité un samedi, de qui se composait le public ce jour-là ?

L’ambiance était familiale ; il y avait principalement des parents avec leurs enfants. Le public n’a pas été aussi nombreux qu’attendu; le retour du beau temps n’y est sans doute pas étranger.

Etait-il réceptif aux explications données ?

Oui, le public était attentif, posait des questions et repartait satisfait. Les explications sur les phéromones de piste chez les fourmis sur base de l’expérience du stand étaient particulièrement appréciées.

Comment pourrions-nous améliorer notre exposition ?

Quatre étudiants pour tenir le stand est sans doute trop. Tous les autres stands étaient tenus par deux personnes. Il y avait beaucoup d’informations sur les posters, cela a peut-être nui à leur lisibilité. Le visionnage du film de l’expérience avec les fourmis sur une petite tablette n’était pas idéal.

Le rapport théorie/pratique était-il adéquat ?

Oui, le souci du lien entre théorie et pratique était évident dans l’exposition. À chaque poster théorique correspondait une manipulation pratique.

Personnellement, as-tu appris quelque chose lors de la présentation de nos étudiants ?

Absolument, les esters et leurs différentes odeurs, leur synthèse organique par exemple, m’étaient totalement inconnus.

Cette exposition a été élaborée dans le cadre d’un apprentissage par projet débuté en septembre ; que penses-tu de ce type de pédagogie ?

Clairement, cette pédagogie place les étudiants dans une attitude active. Ils ont proposé des sujets pour l’exposition. Ils ont effectué des recherches sur le sujet sélectionné pour réaliser les posters et le matériel expérimental. Ils ont pris le rôle d’enseignant vis-à-vis du public. Je pense que les étudiants se sentent grandis par cette pédagogie.

Trouverais-tu intéressant de t’y intégrer via des études statistiques, par exemple ?

Oui, surtout si les statistiques sont utilisées pour estimer les valeurs de paramètres d’un modèle explicatif d’un phénomène.

Et si tu ne devais retenir qu’une chose de l’exposition ?

Du Printemps des Science à l’ULB, je dirais l’atmosphère amicale de curiosité et d’envie d’apprendre partagées. De notre exposition en particulier, je dirais l’implication des étudiants.

 

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